Avant les villas, il y avait Mémé

23 septembre 2026

À Eygalières, il y a un point que tout le monde situe immédiatement : la chapelle Saint-Sixte, isolée sur sa colline, qui veille sur la plaine depuis des siècles. C’est à quelques centaines de mètres de là, dans cette partie du village, qu’il y avait autrefois un mas. On ne le trouvera sur aucune carte sous ce nom aujourd’hui — il s’appelait le Mas des Goudets. C’est là qu’a vécu l’arrière-grand-mère d’une famille que nous connaissons bien à Eygalières — celle que tous appelaient Mémé.

Une histoire qui n’est pas la nôtre, mais que nous aimons raconter

On raconte souvent un territoire par ce qu’il offre aujourd’hui : ses adresses, sa gastronomie, ses paysages. Nous préférons parfois le raconter autrement — par les histoires qui le traversent vraiment, même quand elles ne sont pas les nôtres.

Mémé a vécu au Mas des Goudets pendant les années de guerre, puis celles de l’après-guerre. Ce n’était pas un lieu choisi pour sa beauté ou pour recevoir — c’était simplement chez elle, dans une Provence qui n’avait rien d’une carte postale à cette époque. Les années 39-45 et celles qui ont suivi n’ont pas laissé beaucoup de place à l’insouciance. Ce qu’on sait, c’est qu’on y a vécu, tenu, puis retrouvé peu à peu une forme de vie plus légère, à mesure que les années passaient.

Cette insouciance retrouvée, ce sont sa fille et son frère qui l’ont vécue directement, tout minots, dans les années 50 et 60 — des étés au Mas des Goudets qui n’avaient plus rien à voir avec les années de guerre. On y allait en vacances, tout simplement, comme des enfants de cet âge-là. C’est peut-être cette génération, plus que la précédente, qui a appris au mas à redevenir un lieu de vie légère plutôt qu’un lieu où l’on tient bon.

Le mas lui-même a fini par changer de visage — il a depuis été transformé en deux logements distincts, et le nom de Mas des Goudets a disparu des usages. Il en reste pourtant une trace bien réelle : une pierre, toujours en place aujourd’hui, sur laquelle le nom est gravé. On peut encore la voir, à l’endroit exact où se trouvait le mas de Mémé.

Ce que cette histoire nous rappelle

Cette histoire n’est pas la nôtre, mais elle raconte quelque chose que nous reconnaissons dans chaque lieu que nous choisissons de représenter. Quand un territoire porte plusieurs générations d’une même famille, longtemps avant qu’il ne soit question de tourisme ou de séjours à louer, on ne le regarde plus tout à fait comme un décor. On sait ce que la terre a traversé, ce qu’elle a donné, ce qu’elle a mis du temps à redonner.

C’est peut-être pour ça que Lou Mas ne raconte jamais la Provence comme un fantasme. Nous préférons la raconter comme un lieu vécu — avec ses saisons dures et ses saisons faciles, avec ce qu’il faut de patience pour vraiment l’habiter.

Non loin de là — à quelques centaines de mètres, pas exactement au même endroit — se trouve aujourd’hui le Domaine des Sens, l’une des villas de notre collection. Elle n’a bien sûr aucun lien architectural avec le mas de Mémé. Mais elle partage ce même bout de campagne, sous la même chapelle, dans ce même silence qui n’a pas beaucoup changé depuis.

Eygalières, hier et aujourd’hui

Le village n’a pas beaucoup changé dans son tracé depuis l’époque de Mémé — les mêmes ruelles qui montent vers le vieux bourg, la même chapelle qui domine toujours la plaine depuis sa colline. Ce qui a changé, en revanche, c’est ce qu’Eygalières est devenu.

Longtemps village agricole parmi d’autres dans les Alpilles, Eygalières est aujourd’hui l’un des plus courus de la région. On y vient désormais autant pour sa gastronomie que pour son authenticité : la Maison Marshall, tenue par Michel Marshall et Céline Wahid, en est l’une des adresses les plus recherchées — une cuisine entièrement faite maison, de saison, portée par des produits locaux. Le village a su attirer une clientèle exigeante sans perdre ce qui faisait sa vraie nature.

Cette double identité, on la retrouve jusque dans son calendrier. Chaque année, la Fête de la Saint-Laurent réunit le village entier autour de ses traditions provençales — un rendez-vous populaire, chaleureux, qui n’a rien perdu de son authenticité malgré la notoriété croissante d’Eygalières. C’est peut-être ce mélange-là qui définit le mieux le village aujourd’hui : une empreinte historique intacte, et une attractivité bien réelle, sans que l’une n’ait jamais effacé l’autre.

C’est cette continuité que nous essayons de préserver dans chaque villa que nous choisissons ici. Pas une Provence figée dans une image, ni une Provence transformée en produit — une Provence qui reste, malgré tout ce qu’elle a traversé et tout ce qu’elle est devenue, fidèle à elle-même.

Nos villas à Eygalières

Domaine des Sens — entourée d’oliviers et d’amandiers, une grande piscine et une vue dégagée sur les Alpilles. 8 personnes.

Mas Oli — ce que nous considérons comme la plus belle vue de toute notre collection : un bassin miroir face aux crêtes des Alpilles. 10 personnes.

Maison Fontinelle — à 600 mètres du village, un jardin d’oliviers et une piscine chauffée de 9 mètres. 8 personnes.

Mas du Minot — un grand mas provençal au calme, pensé pour recevoir en famille ou entre amis. 12 personnes.

Retrouvez toutes nos adresses à Eygalières sur notre page dédiée. Découvrir Eygalières

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